10ème édition de l'Andorra Ultra trail de Vallnord au départ d’Ordino. Cinq courses sont au programme : le marathon de 42km, le Celestrail de 83km, le Mitic de 110km et 9700 de d+, la Ronda del Cims de 170 kilomètres et 13 000m de d+ et l’Euforia de 233 kilomètres et 20000m de d+ par équipe de 2 traileurs indissociables. Je me contenterai pour ma part du MITIC, objectif déjà très ambitieux pour moi, il s'agit du trail le plus difficile auquel j'ai pris part. L’entrainement des dernières semaines s’est bien passé malgré quelques petites douleurs passagères. Une tendinite à l’insertion du tendon d’Achille que je croyais partie fait du yoyo mais ne m’empêche pas de m’entrainer. Le volume global de course à pied reste néanmoins inférieur à celui d’avant le trail du Pas du Diable du 27 avril. Même si la récupération de ce trail s’est bien passé il doit tout de même rester un peu de fatigue. Un trail de préparation entre les deux ultras permet de faire une longue sortie : le trail du Mont d’Or à Métabief avec 53km et 2700m de d+ en juin. Mais le terrain est complètement différent de ce qui nous attend à Andorre.
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Avec les noms des sommets, ravitaillements et bases vie : profil_mitic.jpg

Le départ est fixé à 22h vendredi 19 juillet d'Ordino, un petit village Andorran. Je pars de Toulouse jeudi après-midi en laissant Julie chez mes parents et je passe la nuit dans un camping à deux kilomètres du centre d’Ordino. Petite promenade le soir pour repérer les lieux et notamment le centre du village qui ne respire plus que trail. Même la ligne de départ et d'arrivée est en pente du bas vers le haut du village.
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Il fait bon, ni trop chaud ni trop froid. La météo s'annonce bonne avec des risques d'orage mais qui ne se confirmeront pas. Vendredi l'attente du départ dans la soirée est plutôt longue. Il fait chaud, j'essaie de me reposer sous un arbre et de bien boire mais je n’arrive pas à m’endormir. Dernière vérification du matériel avec d’ailleurs beaucoup de matériel pour un ultra de montagne. Sa gestion est justement un point clé et je dois encore faire des progrès dans ce domaine. Enfin vers 17h je descends en voiture à Ordino, tente de trouver une place de parking sans succès. Les traileurs d’Euforia et de la Ronda ont tout pris. Je remonte doucement jusqu’à en trouver une à environ un kilomètre du centre le long de la route que nous prendrons au départ. Après avoir cherché mon dossard, j'attends le briefing français-anglais qui suit le briefing espagnol-catalan.
20190719_180030.jpg Cette présentation, très détaillé, ne nous donne pas beaucoup d’informations nouvelles mais confirme que la météo sera bonne, qu’il faut néanmoins conserver tout le matériel obligatoire et précise deux ou trois endroits où il faudra faire attention à notre sécurité. La présentatrice dira d'ailleurs que la Margineda et une première base vie compliquée pour les coureurs car succédant à une grosse descente et précédent une montée longue et difficile. Je m’en rappellerai plus tard. Puis tout s'enchaîne, je dépose les deux sacs pour les bases vie et le sac pour l'arrivée dans la zone dédiée et je retourne à la voiture. Je prends un dernier repas composé de riz et de thon puis je me prépare en essayant de ne rien oublier. Je discute un peu avec un couple qui participera au Celestrail dont le départ aura lieu à minuit. Puis retour au centre sur la zone de départ. La concentration des coureurs est de mise mais aussi de beaucoup de bruit autour du centre avec deux speakers qui animent bruyamment la grande rue d’Ordino. C'est l'heure de se demander ce qu'on fait ici, est-ce bien raisonnable, …, mais c'est un peu tard. On rentre dans le SAS de départ, l'ambiance est de plus en plus chaude et bruyante. Le feu d'artifice éclate et c'est parti par la descente de la grande ruelle puis on tourne à droite et ça grimpe.
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Km 0, Ordino – 22h00 :

Les premiers kilomètres sont faciles sur un faux plat montant avec beaucoup de spectateurs qui suivent la course à pied à vélo ou en voiture.
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De gros pétards éclatent derrière nous. C'est le moment de ne pas s'emballer et de rentrer tranquillement dans le trail en adoptant un rythme raisonnable.
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Puis tout à coup on tourne à gauche sur une passerelle au-dessus de la rivière, on traverse la route et on prend encore à gauche à flanc de montagne et là ça grimpe vraiment. Le peloton commence à s'étirer, les pourcentages sont tout de suite relativement importants jusqu'au Sedomet et au Coma Aubosa chacun suivi d’un petit replat puis de l'ascension finale vers le pic de Comapedrosa à plus de 2900m. J’ai du mal à encaisser la première grosse montée et j’ai l’impression d’être rapidement dans le rouge. Au bout de deux heures nous entendons le feu d’artifice et les pétards du départ du Célestrail au loin dans la vallée. Avant l’ascension finale nous arrivons au premier ravitaillement au plat d’Estany.

Km 15,6, Pla de l’Estany – sam. 1h03, temps de course. 3h03 :

Ce premier ravitaillement n'est pas facile à négocier du fait du nombre de trailers pressés de continuer au plus vite. Mais l'organisation est bien faite et, après avoir refait le plein d’eau et un peu mangé, je repars rapidement vers l'ascension du pic de Comapedrosa. Elle est relativement rude, sans danger, mais avec des pentes aux pourcentages redoutables. Minuit passé, il commence à faire froid en altitude mais pas de problème avec la veste de pluie. Comme prévu j'ai du mal à m’acclimater à l'altitude au-delà de 2000 mètres et je dois bien vite ralentir le rythme pour mieux respirer. C'est une première ascension qui préfigurera la plupart des suivantes avec une succession de montées assez longues et invisibles du bas. On a donc souvent l’impression d'être enfin sur l’ascension finale alors qu’on découvre une énième montée, dur pour le moral. On bascule enfin, la descente se fait relativement bien, car pas trop technique, jusqu'au refuge de Comapedrosa.

Km 22.2, Refugi del Comapedrosa – sam. 3h10, temps de course. 5h10 :

Le ravitaillement est le bienvenu avec une bonne soupe et des vermicelles. Le refuge sera suivi d'une portion relativement facile sur une dizaine de kilomètres hormis sur un bout de piste de ski très raide avec un sentier droit dans le pentu pour arriver au refuge de Botella. Le jour se lève un peu avant le col et j’enlève ma frontale avec plaisir. J’ai fait l’erreur de mettre la frontale sur ma casquette à l’envers et j’ai une douleur sur le front assez vive du fait d’un l’élément de serrage de la casquette intercalé. Ce sont de tout petit détail qui ont parfois des conséquences importantes après 6 ou 7 heures de course.

Km 32.3, Coll de la Botella – sam. 6h38, temps de course. 8h38 :

La forme n'est pas au mieux du fait de l'altitude et peut-être de l'alimentation un petit peu négligée dans la descente. Je traîne aussi depuis quelques jours un rhume qui m’irrite la gorge et courir dans la montagne n'aide pas à soigner tout ça. Le refuge de Botella est suivi d'une portion plate d'environ cinq kilomètres mais qui est en fait une succession de faux plats montants et descendants avant d'entamer rude montée jusqu'au sommet du Bony de la pica. Commence alors ce qui sera mon enfer, six kilomètres de descente raide et technique mais sans danger. Quelques passages sont chaînés afin de s’accrocher et descendre sans danger. Il me faudra 3h pour effectuer cette descente et arriver enfin à la base vie de la Margineda au kilomètre 44. La forme n'est toujours pas là et une petite voix me dit au fil des kilomètres que la fin du travail se fera certainement à la base vie. Et en trois heures on a le temps de s'en convaincre ! C'est donc complètement détruit que j'arrive à la base vie et que j’annonce à la responsable du contrôle à l'entrée que je ne repartirai certainement pas. Mais je vais tout de même essayer de me reposer avant d'abandonner.

Km 46.5, La Margineda – Base vie – sam. 10h37, temps de course. 12h37 :

La base vie et une salle de sport spacieuse avec pas mal de coureurs assis, couchés avec parfois une assistance. Je m'assieds au milieu de la salle et reste prostré pendant au moins cinq bonnes minutes sans savoir quoi faire. Et là j'allume mon téléphone et j'échange avec Sophie sur WhatsApp en lui expliquant mon état de fatigue et mon envie de stopper ici. En même temps que j'écris mes messages j'ai des larmes de déception dans les yeux. Je fais de même sur le groupe WhatsApp de Macadam Gournay sur lequel je vois que Raphaël a longuement détaillé ma course et que beaucoup ont envoyé des encouragements. Les encouragements à continuer de Sophie et des amis de Gournay vont m'aider à reprendre progressivement pied. Je commence par manger des pâtes, boire. Il est possible d'aller voir l’ostéo en attendant un peu. Je vais prendre une petite douche et commence à revivre. L’ostéo fera des miracles en décontractant le dos et la plupart des muscles des cuisses pendant environ 40 minutes . Je prépare ensuite mon sac pour la suite, je me change presque entièrement. J'envoie encore quelques messages pour rassurer tout le monde et après avoir refait le plein d'eau c'est reparti pour la montée jusqu'au col de Bou mort.

Km 46.5, La Margineda – Sortie de la base vie – sam. 12h17, temps de course. 14h17 :

Il est midi et demi à 900 mètres d'altitude, c'est le moment le plus chaud de la journée et la montée sera longue. Le moral est néanmoins revenu et une autre course commence. Je marche pour m'économiser et je croise une traileuse qui a déjà fait le MITIC l’année passée mais qui rencontre des problèmes de digestion. Elle me confirme que la montée sera difficile mais tant pis j'ai décidé d'y aller. L’ascension commence d'abord dans une forêt qui nous fera du bien avec une pente très raide et de nombreux virages. Les passages au soleil brûlent et les flasques se vident progressivement. Heureusement au bout de quelques kilomètres une fontaine, annoncée par des randonneurs qui descendaient, nous permettra de nous rafraîchir et de refaire le plein. Nous avançons à 4 ou 5 trailers à des rythmes différents mais en se dépassant très souvent. Je discute un peu avec un couple venant des Dombes dans l'Ain. Eux aussi manquent de dénivelé dans leur région d’entraînement. On avance à petits pas mais on arrive difficilement à s'économiser tant le pourcentage de la pente est élevé. Cela va durer environ 3h avant d'arriver à un premier refuge sans ravitaillement mais à côté duquel coule une petite rivière rafraîchissante. Une heure plus tard un dernier raidillon nous permettra d'arriver au col de Bou Mort au sommet duquel je ferai une petite vidéo panoramique que j'enverrai aux amis.

Montée de 1600 de d+ pour une durée de 4h. Une petite descente nous amène alors rapidement au refuge de Claror.

Km 57.2, Refugi de Claror – sam. 16h27, temps de course. 18h27 :

Malgré ma tentative je n'ai pas pu vider le refuge de ses victuailles, uniquement parce qu'il était bien achalandé, mais j'ai fait un très gros repas avec beaucoup de bonnes choses : des sandwichs au jambon de pays, au fromage, des pastèques, des melons d’eau, des cacahuètes, des amandes et des brioches avec quelques carreaux de chocolat. Je m'assieds une dizaine de minutes et enlève mes chaussures car les pieds commencent à chauffer. Puis c'est reparti pour le passage le plus agréable du trail avec une succession de faux plats, de petites rivières et de paysages magnifiques. Je retiens le conseil des amis sur WhatsApp et essaie de faire des photos régulièrement.
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S'ensuit une rude première montée pour arriver au Collada Maïana et une descente relativement technique et sinueuse avant d'attaquer la montée vers le Collada Pessons en s'arrêtant au refuge d’Illa au kilomètre 68. Je me souviens bien de cet endroit pour avoir débarrassé le trailer qui me précède de trois taons furieux collés à ses jambes. Ces bestioles pénibles nous accompagneront quelques centaines de mètres.
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Km 68.3, Refugi de l’Illa – sam. 18h24, temps de course. 20h24 :

Le refuge d’Illa se trouve au pied d’un grand et magnifique lac du même nom au cœur d’un cirque de montagnes splendide. Ce grand refuge paraît quasiment neuf. C’est certainement l’endroit où je souhaiterai revenir en famille. J’enlève à nouveau mes chaussures, un peu trop serrées, le temps du ravitaillement. Puis remise en route vers le Collada sur une montée à nouveau « droit dans la pente », pas trop technique, mais usante physiquement.
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Dans cette montée je croiserai un espagnol de Barcelone, Dail, et je ferai un bon bout de chemin avec lui. Nous faisons quelques photos au sommet pendant que le soleil se couche sur les crêtes, le paysage est splendide avec des jeux de lumière sur des montagnes escarpées à perte de vue.
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Il fait encore jour ce qui nous permet de démarrer la descente vers la base vie de Grau Roig relativement facilement malgré la technicité du terrain granitique. C'est en effet un enchevêtrement de roches de toute taille qui nous font progresser très lentement. La forme semble revenue et j'en profite pour avancer à un bon rythme toujours en marchant.
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La nuit noire arrive et je continue à contourner les rochers à la frontale. Nous contournons un beau lac dans ce dédale interminable de cailloux avant arriver sur un chemin droit et descendant d'environ 500 mètres de long qui nous mènera à la base vie.

Km 77.3, Grau Roig – Base vie – sam. 23h00, temps de course. 25h00 :

Après une douche froide mais qui réparatrice, je prends un repas complet et me repose. Avec Dail on programme un départ pour minuit et demi. La salle de la base vie est plus petite qu’à la Margineda et le bruit n’aide pas à se reposer. Il n’y a qu’un seul ostéo très occupé et je décide de ne pas aller le voir. Peut-être une erreur.

Km 77.3, Grau Roig – Sortie de la base vie – dim. 0h30, temps de course. 26h30 :

Mon ami Dail et moi partons ensemble et nous commençons à grimper sur un champ composé de mottes d'herbe relativement désagréable et droit dans la pente. Cette portion commence par de longues lignes droites montantes jusqu'au pic Maïa où nous retrouvons les traileurs de la Ronda del Cims avant d'entamer une descente d'abord raide et technique puis plus facile vers Incles. Il doit être 3 ou 4h du matin et la fatigue commence à se faire sentir. Je m’assieds un instant sur le bord du sentier et deux trailers me demandent si ça va en me dépassant. Tout va bien, j’irais juste faire une bonne nuit dans un bon lit si je le pouvais. Ou même ici dans l’herbe et les cailloux si j’avais le temps et l’assurance d’arriver à repartir. Je repars rapidement derrière eux afin de ne pas m’endormir pour de bon.

Km 89.9, Vall d’Inclès – dim. 4h09, temps de course. 30h09 :

Après m'être restauré je prends un café pour la première fois. Je n’ai pris aucun café ou thé dans le mois précédent le trail pour justement en sentir l’effet à ce moment. Cela avait marché pour le Pas du Diable. Je repars pour l'avant-dernière montée qui s'avérera être une des plus difficiles avec une première approche du Cresta Cabana Sorda par la droite puis une longue montée jusqu’à ce qui apparait en bas comme le sommet mais qui n’est en fait d’un premier col. S’ensuive une bascule un petit replat et une longue montée très raide droit dans la pente jusqu'au sommet. Le café me permettra d'être en forme pendant une bonne heure puis un contrecoup me fera ralentir fortement. Je me fais pas mal dépasser dans cette portion descendante car je commence à avoir des douleurs à l'arrière des cuisses au-dessus des genoux. Le soleil s'est levé depuis une heure ou deux et je ne peux pas courir où très peu. J'arrive un peu sonné au refuge de Coms de Jan très fatigué mais comme vient de me dire un signaleur au dernier sommet : « si tu es arrivé jusqu'ici tu arriveras jusqu'au bout ».

Km 98.4, Refugi de Coms de Jan – dim. 7h46, temps de course. 33h46 :

Effectivement à ce stade je n'ai plus aucune envie d'arrêter mais d’arriver au plus vite. J'essaie de manger, de bien boire, je reprends un café et c'est reparti pour la dernière ascension jusqu'au Collada Meners. Se dire que c’est la dernière ascension, la dernière descente, le dernier refuge fait beaucoup de bien. J’attendais ces moments depuis la base vie. Il fait de plus en plus chaud sur une pente très raide. La bascule au Collada Meners vers la dernière descente sera un grand soulagement également mais les douleurs des cuisses ne me permettent plus de courir. Ceci va rallonger la dernière ligne droite et me faire perdre environ une heure. Une dizaine de trailers me dépasseront au début de la descente très raide puis je ne verrai plus grand monde jusqu’à l'arrivée.

Km 107, Refugi de Sorteny – dim. 11h29, temps de course. 37h29 :

Au refuge de Sorteny je discute avec un membre de l'organisation qui a reconnu mon t-shirt du marathon du Montcalm qu'il a fait deux ans auparavant. Je lui demande combien de kilomètres il reste jusqu’ à l'arrivée mais malgré plusieurs questions similaires je n'ai jamais eu de réponse claire. Deux kilomètres pour arriver à un chemin interminable - effectivement il l’était - puis un autre chemin puis le chemin qui mènera jusqu’à Ordino. Il restera en fait environ 11 kilomètres de descente sous le cagnard avec parfois des escaliers, des rondins de bois, des cailloux. Je les cite car ils m’ont fait bien mal aux cuisses et aux plantes des pieds qui commencent à s'échauffer. Plusieurs ampoules se font également sentir à chaque pas. Quelques coureurs de la Ronda me dépasseront mais il faudra attendre les 500 derniers mètres pour voir un trailer du MITIC au loin derrière moi. Je me remets à courir , je n'ai plus envie de me faire dépasser à cet endroit et après l'ultime montée c'est enfin le passage sous l’arche d’arrivé à Ordino.
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Km 118.5, Ordino – dim. 14h13, temps de course. 40h13 :

Nous sommes quatre à être arrivés ensemble, deux du MITIC et deux de la Ronda del Cims et l’ambiance est chaude. Seule une bière glacée parviendra à nous rafraîchir un peu. S'ensuivront une douche, un passage chez le podologue et l’ostéo, un bon repas avant de redescendre à Toulouse en passant par le Pas de la Casa. 190ème sur 224 trailers arrivés. 224 arrivés sur 454 partants. Le temps final d’une quarantaine d’heures n'est pas brillant mais je suis vraiment content d’en avoir terminé, ayant été à deux doigts d'abandonner à la première base vie. Le trail a été très dur, le plus dur que j’ai couru jusqu’à présent et je n'ai pas pu profiter pleinement de tous les moments. J'ai dû serrer les dents de nombreuses fois mais j'ai découvert des lieux magnifiques à revoir plus tard en famille et entre amis. J'ai beaucoup appris sur le trail de montagne et sur des épreuves longues. Place à la récupération.
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